Les métiers


SÉLECTION / ACCOUVAGE

Sélectionneurs et accouveurs travaillent de concert pour offrir au consommateur une volaille française de qualité.

  • Les sélectionneurs : des volailles toujours mieux adaptées

Ils améliorent les races et les souches qu’ils fournissent aux accouveurs. Leur travail consiste à répertorier les caractéristiques zootechniques de l’animal et à enrichir son patrimoine génétique. Pour retenir les sujets les mieux adaptés, en fonction des objectifs souhaités, les généticiens analysent les données de troupeaux de base, sur lesquels il effectue des milliers de mesures extrêmement complexes.

Aujourd’hui, la génomique permet d’expliquer le fonctionnement de certains gènes et d’empêcher la transmission verticale de pathologies.

  • Les accouveurs : de l’œuf à l’animal

Les accouveurs ont pour mission la couvaison et l’éclosion des œufs, jusqu’à la livraison des poussins aux éleveurs.

Les différentes étapes du travail des accouveurs :

  • Ramassage des œufs, avec nettoyage et désinfection.
  • Refroidissement des œufs à 16,5°C et transfert au couvoir.
  • Mise en incubation des œufs pendant une durée qui varie selon les espèces. L’incubateur favoriser le développement des poussins comme s’ils étaient couvés.
  • Transfert des œufs dans l’éclosoir où les poussins sortent de leur coquille.
  • Le jour même de l’éclosion, les poussins sont triés, leur sexe est identifié, puis ils sont vaccinés et transportés en camions climatisés vers les fermes d’élevage.

ELEVAGE

Consommer une volaille d’origine française, c’est exiger une volaille née, élevée et préparée en France, avec l’assurance de contrôles sanitaires les plus rigoureux depuis l’élevage jusqu’au point de vente.

  • Conditions d’élevage : priorité à l’hygiène et à la santé

Les bâtiments sont soumis à des règles très strictes et doivent être équipés en conséquence : un éclairage d’une durée et d’une intensité appropriées, un système de ventilation et de chauffage qui assure le renouvellement du volume d’air, un bon niveau d’humidité relative et une température adéquate adaptée à l’âge des animaux. Les sols doivent être recouverts d’une litière de paille broyée ou de copeaux, maintenue sèche et confortable afin de préserver en permanence une atmosphère saine et la meilleure qualité d’hygiène.

Les bâtiments et tout le matériel d’élevage sont entièrement nettoyés et désinfectés, avant l’arrivée de chaque nouvelle bande de poussins.

Les règles d’hygiène pour pénétrer dans les bâtiments sont particulièrement strictes, conformément aux chartes sanitaires définies par la profession en liaison avec les pouvoirs publics.

 

  • Des contrôles renforcés pour satisfaire les exigences sanitaires

Les contrôles portent à la fois sur les produits, le matériel et les locaux.

Le registre d’élevage permet de suivre la croissance des animaux et leur bonne évolution : enregistrements des interventions de l’éleveur, des quantités d’aliments et la nature de ceux-ci, des interventions et prescriptions du vétérinaire

Chaque année, un bilan sanitaire de l’élevage est dressé par le vétérinaire traitant. Celui-ci définit le protocole de soins à apporter aux animaux pour assurer leur santé dans les meilleures conditions.

La filière dispose de multiples outils pour contrôler les matières premières et les produits finis : contrôles bactériologiques, traçabilité, autocontrôles au sein de l’entreprise dans le cadre de la politique d’assurance qualité…

Une inspection vétérinaire a lieu avant et après abattage (ante et post-mortem), en s’appuyant sur la fiche d’élevage transmise à l’abattoir.

 

ABATTAGE / TRANSFORMATION

Les abattoirs de volailles sont des outils agréés par les services vétérinaires officiels (agrément européen).

  • Des sites sous haute surveillance

– Chaque site de transformation doit mettre en place un système de maîtrise de la sécurité des aliments, et respecter les règles de protection animale et de protection de l’environnement. Les bonnes pratiques reposent principalement sur la formation du personnel, la réalisation d’autocontrôles et l’utilisation des principes de la méthode HACCP (Hazard Analysis Critical Control Points).

– À l’abattoir, les opérations s’enchaînent rapidement : inspection, saignée, échaudage, plumage, lavage, sélection, éviscération, nouvelle inspection, lavage interne et externe, refroidissement, pesée et emballage.